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 L'ornithorynque

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Eldaril
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MessageSujet: L'ornithorynque   Mar 3 Oct - 15:40

Bon je me dévoue Laughing

L'ornithorynque



Présentation

Nom scientifique
Ornithorynchus anatinus
Nom aborigène Oolloonamma, mallingong, boondaburra ou tambreet
Nom français Ornithorynque
Nom anglais Platypus

L'ornithorynque est un charmant animal australien ressemblant à une grosse loutre avec un bec de canard et une queue de castor. Il fait partie de la classe des mammifères, pourtant il pond des œufs (c'est un monotrème). On le rencontre dans les rivières de l'est de l'Australie mais hélas il reste très discret. Appelé aussi platypus dans les pays anglo-saxons, il est le symbole d'une évolution très originale et nous prouve que si dieu existe, il a beaucoup d'humour !

Origine

Il semblerait que les monotrèmes aient commencé à se développer au Crétacé, il y a environ cent trente-cinq millions d'années, à partir des premiers reptiles de type mammifère.
Ce développement de produisit donc quelques dizaines de millions d'années avant que n'apparaissent les marsupiaux et les mammifères à placenta. En réalité, ces animaux présentent plus de ressemblances avec les reptiles qu'avec les mammifères plus développés.
Toutefois, l'ornithorynque ne serait pas un échelon intermédiaire direct entre les reptiles et les mammifères, mais il serait plutôt issu de reptiles à traits mammaliens, et son groupe aurait évolué moins vite que les placentaires. C'est une des nombreuses hypothèses émises quant à l'origine des monotrèmes.
Qu'il ait survécu jusqu'à nos jours sur le continent australien s'explique par l'isolement de cette région, qui a limité l'arrivée d'éventuels concurrents.

Légende aborigène

Selon un mythe aborigène, l'ornithorynque résulte de la désobéissance d'une jeune canne (canard femelle). La canne vivait avec d'autres de son espèce dans un étang. Tous avait peur du Mulloka, le Diable D'eau et ne s'était jamais éloigné de leur étang. Mais un jour, contre le conseil de ses aînés, la canne s'est aventurée en aval et s'est finalement trouvée sur un coin d'herbe sur la rive. Ne sachant pas que c'était le territoire du Rat d'eau, elle s'y installa. En entendant la canne, le Rat d'eau apparu, l'a menaça de sa lance et, l'entraînant dans son terrier, la forca à s'accoupler avec lui. Lorsque les œufs eurent éclos, la canne eut honte du résultat. Les bébés avaient des becs et des pattes palmées, mais au lieu de deux pattes ils en avaient quatre et leurs plumes étaient remplacées par de la fourrure. De plus sur chaque patte arrière ils avaient un ergot. Les premiers membres de la race ornithorynque étaient nés.

La découverte


Lors de leurs longs voyages à destination de l'Australie, à travers les mers orientales, les bateaux venant d'Europe faisaient souvent escale dans des ports où leurs équipages achetaient, à titre de souvenir, une multitude d'objets bizarres. Il s'agissait parfois d'un surprenant animal, empaillé ou séché, qui avait attiré l'attention de son acquéreur par sa beauté ou son étrangeté. La plupart du temps, ces bêtes étaient des spécimens d'espèces typiques des faunes d'Orient ou d'Australie, et par conséquent des sujets connus des naturalistes occidentaux. Mais, parfois, un marin épris d'insolite s'offrait un exemplaire de ce qu'on appelait une sirène, être légendaire à corps de mammifère et à queue de poisson.

Toutefois, quand le propriétaire de la "chose", au terme de son voyage, tout fier de son acquisition, la montrait aux responsables d'un musée, il était bien vite désabusé et convaincu qu'il ait été victime d'une tromperie. Un habile empailleur avait réuni une dépouille de singe et une queue de gros poisson de façon si adroite qu'il était difficile de voir les coutures.

L'affaire, en Europe, commence par l'initiative du capitaine John Hunter. En 1798, ce gouverneur de la colonie pénitentiaire de la Nouvelle-Galles-du-Sud, au sud-est du Cinquième Continent, expédie à la Literary and Philosophical Society of Newcastle on Tyne, en Angleterre, dans un tonneau rempli de saumure, la dépouille d'une manière de chimère. Il s'agissait d'un sujet à énorme bec de canard, à corps de loutre et à queue de castor, qui - selon son propriétaire- avait été capturé dans des rivières d'Australie Orientale.

Persuadés que c'était en fait une nouvelle supercherie, les naturalistes appliquèrent tous leurs efforts à la confondre: on peut d'ailleurs encore voir, à la base du bec de l'exemplaire que l'on conserve au Muséum d'histoire naturelle de Londres, la trace des outils qui servirent aux recherches. Mais on reconnut vite dans cette prétendue fraude l'une des plus grandes découvertes zoologiques de tous les temps, et l'observation de ce spécimen fut à l'origine d'une véritable révolution scientifique.

Le naturaliste George Shaw, du British Museum, note à l'époque : « De tous les mammifères connus c'est le plus extraordinaire par sa morphologie ; il possède une tête de canard greffée sur un corps de quadrupède. » Shaw le baptise Platypus anatinus.

Si l'aspect extérieur de l'animal surprit fort les savants de l'époque (ils lui donnèrent d'ailleurs, à l'origine, le nom de Paradoxus), l'étude de son anatomie, réalisée en 1802 par Sir Everard Home, ne fit qu'ajouter à la confusion et à l'étonnement. L'examen des appareils reproducteur, urinaire et digestif d'exemplaires conservés dans l'alcool révéla que, de même que ceux des reptiles et des oiseaux, et a l'inverse de ceux des mammifères, ils n'avaient pas de débouchés externes indépendants, mais qu'ils confluaient en un conduit commun, le cloaque.

En outre, certaines parties de leur squelette, comme l'articulation des pattes antérieures et du tronc, offraient des ressemblances avec celui des lézards. Par ailleurs, la température interne de l'animal, oscillant entre 25° et 30°, suggère l'existence d'un système de régulation thermique imparfait, ce qui le place entre les formes homéothermes (à température constante) et les espèces poïkilothermes (à température variable), c'est-à-dire entre les oiseaux et les mammifères d'une part, et les reptiles d'autre part.

La découverte de glandes mammaires chez les femelles semblait indiquer clairement une affinité mammalienne; mais la perplexité fut portée a son comble lorsque le zoologue anglais Caldwell, qui se rendit en Australie pour tenter de résoudre cette énigme, vit sortir du cloaque d'une génitrice un oeuf a coquille molle et blanchâtre.

Après plusieurs années de discussions passionnées, les scientifiques en arrivèrent à la conclusion que le surprenant animal à bec de canard, à corps de loutre et à queue de castor, qui pond des oeufs comme un reptile et dont la femelle possèdent des glandes mammaires, était bien un mammifère. Mais un mammifère si totalement diffèrent de tous ceux que l'on connaissait jusqu'alors que l'on dût créer, pour le situer sur le plan de la systématique, un nouvel ordre, celui des monotrèmes (nom signifiant "à un seul orifice") par référence au cloaque; il fut enfin baptisé du nom d'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus). On l'appelle également platypus.

A une certaine époque on pensa que l'ornithorynque etait le chainon manquant entre les mammifères et les reptiles.

La reproduction

L'accouplement a pour cadre le milieu aquatique, il est précédé d'une parade nuptiale. Elle consiste en un rituel très élaboré, les mâles saisissent de leur bec la queue de la femelle réceptive. Le couple nage en cercle, selon diverses figures, plongées, mouvements en cercle, sans violence aucune et cela pendant plusieurs jours.



La maman pond de 1 à 3 oeufs (en général 2) qui ont une taille de 16 à 18mm en longueur et 14 à 15 mm en largeur âpres une vingtaine de jours de gestation. Ensuite, cachée au fond de son terrier, elle dépose sa couvaison sur un tapis de feuilles, s'assoit sur son arrière-train, fait passer ses oeufs sur son abdomen, et les incube ainsi, durant huit jours à douze jours. Elle ne quitte le terrier que pour déposer ses excréments et pour humidifier son pelage.

En voyant le jour, les petits sont glabres, roses, aveugles (pendant 11 semaines), mesure environ 18 mm sur 14 mm et pèse en moyenne 380 mg.. Ils rampent alors vers leur génitrice pour s'allaiter. Et trouvent deux glandes mammaires, énormes (15,5 cm, soit le tiers de la longueur de la femelle), mais sans mamelons.
Le lait d'ornithorynque a environ 60 fois plus de fer que le lait de vaches. Il contient aussi environ 40 pour cent d'aliments solides comparés aux 12 du lait de la vache. Une mère peut manger en une nuit l'équivalent de son poids de corps pour subvenir aux besoins de ses petits.





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cathyh
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MessageSujet: Re: L'ornithorynque   Mar 3 Oct - 16:21

bon charly Wink , tu peux dire merci à elda.... Razz
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