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 L'agressivité chez le chien

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Eldaril
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MessageSujet: L'agressivité chez le chien   Lun 25 Sep - 17:36

Rappelez-lui qui est le maître. La prochaine fois que votre animal grogne, crache ou mord, signifiez-lui clairement qu'il ne doit pas agir ainsi en lui intimant: "Non!" Il doit abandonner sur-le-champs son comportement agressif et adopter une attitude de soumission. Il doit sembler dire: "Je n'agirai plus jamais de la sorte!" Il importe de ne pas l'effrayer ni de l'alarmer. Il faut se montrer ferme sans apeurer l'animal. Il finira par comprendre.

Réprimandez-le sans attendre. A l'instar des enfants, les chiens et les chats manigancent leurs mauvais coups tandis que nous sommes occupés à autre chose ou lorsque nous sommes dans l'incapacité de les réprimander, par exemple lorsque nous avons le patron à dîner. Corrigez-le malgré tout. Pour être efficace, une réprimande doit être prononcée au cours des quelques secondes suivant le méfait.

Privez-le de votre présence. Une des meilleures mesures disciplinaires contre un animal consiste à la priver de ce qu'il aime plus que tout, c-à-d vous-même! Enfermez-le seul dans une autre pièce pendant 5 minutes; cela suffira. Les animaux de compagnie n'aiment pas se retrouver seuls.

Faites un peu de vacarme! Les animaux détestent le vacarme; ainsi, la prochaine fois qu'il fera montre d'agressivité, faites-lui entendre un son désagréable. Mettez quelques pièces de monnaie dans une canette de boisson gazeuse vide, scellez le couvercle à l'aide d'adhésif et, lorsque l'animal agira mal, agitez fortement la boîte en lui signifiant clairement: "Non!" La sonorité désagréable devrait le ramener à l'ordre.

N'employez vos mains qu'à le caresser! Il est normal de vouloir frapper un chien qui montre les crocs ou un chat qui siffle mais, dans la plupart des cas, les coups font plus de mal que de bien. En fait, certains animaux craignent tant les coups qu'ils mordent d'instinct chaque fois qu'ils se sentent menacés. Votre main devrait être l'amie de votre animal.




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Eldaril
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MessageSujet: Re: L'agressivité chez le chien   Mar 24 Oct - 17:26

Le chien est agressif, le chien qui se trouve dans un état de motivation émotionnelle ou cognitive (intellectuelle) qui entraîne une plus grande probabilité de produire des comportements agressifs.

Nous trouvons différente agression :
- De distancement: Ou le chien possède sa distance de sécurité ( aussi appelée distance de fuite, est la limite en deçà de laquelle le chien va envisager de la crainte, un malaise, une menace dans son bien être et va envisager des stratégies afin de maintenir l’intrus en dehors de cette limite, à savoir des manœuvres d’évitements, d’échappement ou d’agression à distance) et à l’intérieur de celle ci a une distance critique ( est la limite à partir de laquelle le chien va éprouver de la peur et mettre en place des stratégies de survie et des manœuvres extrêmes de défense : il aura alors recours à des agressions explosives ou violentes ou tentera de faire le mort ) .
Description de l’agression : ce type d’agression ce manifeste sur les humains ou d’autres chiens qui n’appartiennent pas à l’entourage habituel de l’agresseur ( groupe familial ou personnes ou chiens qu’il connaît depuis son jeune age.) elle est due à l’intrusion d’un individu ou d’un autre chien dans la distance de sécurité du chien en déplacement
Caractéristiques de la morsure : dans un premier temps, cette agression n’est pas accompagnée de morsure. Ensuite, la morsure est courte et répétée jusqu’à ce que l’intrus recule. Son intensité en est bien contrôlée.
Conséquences : l’agression de distancement entraîne plusieurs conséquences positives pour le chien. L’intrus reste à une distance de sécurité, donc le comportement d’agression est récompensé, il y aura un renforcement et une amplification de ce comportement par la suite. L’intrus menacé ne quitte pas le chien du regard, le fixe et est perçu par le chien comme une menace, ce qui renforce le chien dans sa méfiance.
Le propriétaire devient hypervigillant, il tire sur sa laisse dès qu’il entrevoit un risque de réaction de la part de son chien face à une personne. Cette réaction est perçue par le chien et renforce également la méfiance du chien vis à vis de la personne « intruse ».
En quelque mois, cette séquence de comportement fait évoluer l’agression de distancement en une hyperagression secondaire.
Il faut pour ce chien utiliser un processus de re-socialisation. On doit lui apprendre de nouveaux comportements qui seront mis en compétition avec le seul comportement défensif qu’il a mis lui-même en place, c’est à dire l’agression.

- D’irritation : c’est une agression défensive.
Description de l’agression : Il s’agit d’une réaction agressive à une douleur, à une contrainte, une manipulation brutale ou non prévue par le chien. Elle peut être due aussi aux privations (faim , soif) ou aux frustrations ( remplacement d’une récompense qui suivait habituellement un acte, par une punition). Elle permet au chien de faire comprendre clairement son état d’esprit. La phase d’intimidation est courte et l’attaque est contrôlée. L’agression stop net si l’adversaire s’éloigne. Le chien s’apaise s’il récupère son bien être. Si l’adversaire reste à proximité, on retrouve une nouvelle attaque, jusqu’à ce que l’adversaire se soit éloigné. Un chien agressif avec ses congénères, désirant attaquer en rue et retenu à la laisse par son propriétaire, si la traction sur la laisse se fait par à coups, elle peut induire une douleur ou une frustration et le chien risque de se retourner et de mordre la personne qui est la plus proche de lui, son guide généralement.
Caractéristiques de la morsure : la morsure est brève éventuellement répétée. Elle est faite de bout des dents. Les plaies causées sont minimes sauf sur des régions fragiles ( visage d’enfant).Lors d’agression redirigée, la morsure n’est pas précédée d’une phase de menace, elle peut être unique ou répétée. L’agression est moins bien contrôlée que pour la l’agression par irritation « classique » et cause des hématomes.
Conséquences : quand les conséquences sont positives pour le chien, quand il obtient la tranquillité demandée, le recours à ce type d’agression devient de plus en plus fréquent.

- Par peur : le chien considère une situation sans issue dans son espace critique et accompagne son agression de signes de peur.
Description de l’agression : elle peut être due également à l’intrusion d’une personne dans ce que le chien considère comme son espace individuel, intrusion en deçà de la distance critique. Le danger étant réel ou imaginaire. Le chien considère cette situation comme sans issue et accompagne son agression de signes de peur. L’attaque est directe et imprévisible quand la distance critique est franchie, le chien attaque. Il n’y a pas de phase d’arrêt ou de rituel d’apaisement. Après la morsure, le chien fuit ou se terre pour attaquer à nouveau à la moindre intrusion dans sa zone d’isolement.
Caractéristiques de la morsure : il n’y a pas de contrôle de la morsure. Les morsures infligées seront donc toujours sévères et profondes.
Conséquences : le chien se bat pour sa survie. Les agressions par peur sont généralement efficaces. Ce n’est pas pour autant qu’elles subissent le conditionnement opérant. En effet, la peur s’accompagne de manifestations émotionnelles, on peut se demander ce que le chien garde en mémoire de toute la situation.

- Dit maternel : il s’agit d’une agression défensive, puisque la chienne cherche à protéger ses petits d’un ennemi éventuel. Les manifestations agressives seront d’intensité variable, parfois très violentes, selon la personne qui semble être un danger pour les petits. La distance de sécurité sera, elle aussi, imprévisible. Ces manifestations iront en diminuant au fil du temps.
Description de l’agression : charge très rapidement si l’intrus franchi la distance sa sécurité.
Caractéristiques de la morsure : il s’agit d’une morsure le plus souvent simple, parfois multiples pincements, non tenue et contrôlée.
Conséquences : cette agression étant prévisible, limitée dans le temps et l’espace, et la morsure contrôlée, elle ne posera généralement pas de problème. Les propriétaires peuvent prévoir les agressions et donc les éviter. En cas de lactation/ gestation nerveuse la seule solution sera l’ovariectomie de la chienne.

- Territoriale : il s’agit d’une agression défensive, le chien veillant à empêcher un intrus de pénétrer sur le territoire de la famille, de la meute ou en le reconduisant à la limite du dit territoire.
Description de l’agression : Ce comportement apparaît généralement entre la puberté et l’age adulte, parfois plus tard. Dans une meute, les jeunes adultes et adolescents vivent en périphérie et ont pour rôle de prévenir le reste du groupe de l’approche d’un inconnu. Ils tentent de le chasser, éventuellement avec l’aide des dominants si l’intrus passe outre.
Caractéristiques de la morsure : il s’agit d’une morsure le plus souvent simple ( chez le dominant), non tenue et contrôlée.
Conséquences : toutes intrusions dans le périmètre de sécurité va alerter la plupart des chiens mais un statut hiérarchique élevé du chien favorise le comportement d’agression territoriale. La sensation d’avoir fait fuir un intrus potentiel renforce le comportement de garde avec parfois raccourcissement de la phase d’intimidation pour arriver finalement à une morsure sans menace : c’est la dégradation en hyperagressivité. Il n’y a pas de relation entre le niveau de menace et le risque d’agression/ certaines grandes gueules se dégonflent dès l’ouverture des portes et un chien qui gronde ou aboie peu pourra s’avérer être très dangereux.
Faire disparaître ce comportement demande énormément d’effort et peut déstabiliser le chien. Il est préférable d’en tirer parti en préconisant une régression sociale dirigée qui permettra au propriétaire de garder le contrôle du chien. On peut lui apprendre un comportement gratifiant comme « assis, donner la patte ».
Ce n’est pas un type d’agression à prendre à la légère car passer outre aux avertissements du chien peut entraîner de sévères morsures et le risque d’aggravation en hyperagressivité est réel du fait du renforcement de ce comportement par la fuite de l’intrus.

- Compétitive : l’agression compétitive est un comportement normal chez le chien. Soit pour l’obtention d’un privilège, d’une ressource ( nourriture, objet, …) soit pour défendre son statut ou le vérifier, c’est l’agression hiérarchique.
Description de l’agression :L’intimidation ( menace) consiste en grognements, hérissement du poil ( cou ), raidissement du corps, regard fixe dans les yeux.
L’attaque met en scène différent degré de morsure, depuis la mise en gueule sans serrer, le pincement bref, la morsure contrôlée et tenue, le claquement dans le vide ( mouvement d’intention ) jusqu'à la morsure forte en tirant, nécessaire pour faire tomber l’adversaire.
Caractéristiques de la morsure : si ce sont des agressions qui ont lieu dans le groupe social ( chien-chein, chien – maitre) et avec des chiens normaux, il ne devrait pas avoir de blessure invalidante. Nous pouvons avoir des morsures non contrôlées à l’intérieur du groupe avec des chiens pathologiques.
Conséquences : si à chaque poussée d’agressivité le chien gagne, que son statut a monté, l’intensité de ses agressions compétitives sera beaucoup plus sévère qu’un chien qui aura été remis à sa place à chaque phase.

- L’hyperagression : Il s’agit d’une agression qui n’est ni défensive ni offensive, c’est un comportement impulsif, réflexe, sans relation avec une cause et d’un degré d’agressivité incontrôlé. La motivation à l’agression est inexistante ? Il ne s’agit plus de faire reculer un adversaire ou d’affirmer son rang hiérarchique, l’intensité de la morsure est sans rapport avec la situation.
Description de l’agression : l’hyperagressivité peut être primaire ou secondaire.
Primaire : d’origine organique ( tumeur cérébrale, trouble hormonal), dyssocialisation primaire ( chien délinquant fiat ce qu’il veut, ne connaissant pas la soumission), hyperagressivité du chien âgé.
Secondaire : tous les types d’agressivité peuvent dégénérer en hyperagressivité. Au fil du temps, on peut observer une perte progressive du contrôle de la morsure et une dégradation, de la séquence, les phases de menace et d’arrêt diminuant au profit de la phase d’action qui va en s’intensifiant. Cette dégradation est généralement favorisée par les réactions aux menaces ou aux morsures du chien. ( Personnes qui ont peur quand le chien menace).
Caractéristiques de la morsure : il s’agit d’une morsure non contrôlée, répétée, profonde, qui peut être tenue.
Conséquences : cette agression est pathologique ( dans le cas d’un chien malade) puisqu’elle ne permet pas le retour à l’équilibre émotionnel de l’individu, que sa structure n’est plus complète et la morsure non adaptée au contexte. Elle est imprévisible. La gestion de ces chiens doit être réservée qu’à des propriétaires pleinement conscients du danger.
Les médicaments psychotropes peuvent atténuer l’hyperagression en agissant sur le contrôle de la motricité ou de l’impulsivité mais le chien doit rester sous surveillance très stricte car il n’y a pas de guérison possible. On peut tout au plus espérer une amélioration et une gestion du risque.
L’euthanasie doit absolument faire partie des solutions envisagées.


- De prédation : le chien est un prédateur, il est programmé pour tuer dans le but de se nourrir, il peut chasser tout ce qui se mange.
Description de l’agression : pour le chien, est proie, l’individu en mouvement auquel il n’a pas été ni imprégné, ni socialisé adéquatement, donc, qui n’est pas reconnu comme espèce amie. La faim agit en augmentant la vigilance, le chien devenant particulièrement réceptif au moindre mouvement saccadé dans son environnement. La satiété diminue la motivation de la chasse.

Conséquences :
il est impossible de guérir les animaux prédateurs, leur comportement est physiologique et ne peut être modifié.
La punition devrait être brutale et intense, dès la première tentative de chasse et à chaque tentative ultérieure, ce qui est extrêmement difficile en pratique. Il faut en outre, que le chien n’associe pas l’expérience traumatisante avec son éducateur, mais bien avec la proie. Le plus efficace étant la punition administrée par la proie elle-même.

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